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 Hagiographie de Saint Diodore de Tyr, sixième scolarque

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aurelien87

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MessageSujet: Hagiographie de Saint Diodore de Tyr, sixième scolarque   Mar 17 Mai - 22:55

Saint Diodore de Tyr, sixième scolarque


Aux origines de la Foi


Tyr est une grande et lointaine cité située sur la côte phénicienne, c'est là que naquit Diodore en - 181. La ville sous domination séleucide depuis une vingtaine d'années constituait un port essentiel dans le monde antique. L'Eglise Oaniste, religion officielle de l'empire séleucide, avait réalisé la parfaite fusion entre les préceptes d'Aristote et l'héritage d'Oane sous la houlette d'Antiochos premier. Ainsi, c'est dès son plus jeune âge que Diodore fut pris en main par les guides spirituels oanistes, théologues de renoms ayant pour la plupart suivi l'enseignement du Lycée d'Aristote.

Il apprit à écrire, à lire et à penser par le biais de l'enseignement religieux, découvrant l'histoire d'Oane et le message du Prophète du Très Haut. Diodore montra très vite d'excellentes dispositions et devint rapidement le disciple favori de ses précepteurs. Son enseignement dura toute sa jeunesse jusqu'à l'âge de treize ans. Un matin, Diodore fut surpris par un homme à l'allure bien curieuse. Il était vêtu d'une longue toge blanche et brillait dans la pénombre de l'aube. Il le regarda sans comprendre puis, lui demanda :


Citation :
Diodore : -"Qui êtes-vous môssieur ? Vous êtes mon nouveau précepteur ?"

Georges : -"Mon enfant, je suis Georges, archange de l'amitié, envoyé par le Très Haut pour illuminer ta route. De tous les jeunes enfants, Il t'a choisi pour répandre l'amitié là où elle s'est perdue. A l'Est se lève une nouvelle menace, celle des paganistes qui refusent de reconnaitre Dieu comme l'Unique Créateur de Toutes Choses."

Diodore : -"Que puis-je y faire, je n'ai que treize ans..."

Georges : -"Parce que ton Cœur est vertueux et que ton âme est pure de toute souillure, le Très Haut te transmet le verbe Divin, ainsi, tu brilleras toujours, sers-t'en à bon escient et rempli ce monde d'Amitié et de Vertu."

La silhouette disparut dans l'ombre de la chambrée, laissant le jeune garçon stupéfait et plein d'espoir. Il avait découvert l'amour de Dieu et l'amitié aux côtés des guides spirituels oanistes, et cette apparition fut sa révélation. Diodore n'en devint que meilleur et brilla encore plus dans ses apprentissages, montrant une pertinence et une finesse d'esprit que jamais les théologues n'avaient vu. Devant l'excellence de cet élève, ils décidèrent de l'envoyer au Lycée pour parfaire son enseignement.


De l'amitié découle la vertu



Diodore intégra le Lycée en - 168, il fut très rapidement repéré pour sa verve et son talent oratoire par le scolarque Critolaos. En quelques années, il devint l'un des meilleurs disciples du Lycée. A l'âge de dix-huit ans, ses connaissances dépassaient déjà celles de la plupart des autres élèves. Il fut nommé théologue et eut ainsi le droit d'enseigner. Il obtint également la place de scribe du scolarque et fut chargé de graver dans le marbre les discours de Critolaos. Ce qui caractérisait le mieux Diodore, était l'amitié dont il faisait preuve. Toujours, il cherchait à rapprocher les uns avec les autres, il maniait avec excellence les concepts de justice et d'équité. De lui, on disait toujours qu'il était le plus digne de confiance, qu'il était celui sur qui l'on pouvait compter. Ses gestes de solidarité furent nombreux durant les années où il étudia au Lycée, créant un office pour nécessiteux qu'il nomma Office de la Charité d'Aristote. Par ce biais, il tenta d'amoindrir les inégalités et les souffrances de ceux qui ne pouvaient prétendre aux mêmes honneurs que la plèbe. Il ne le faisait pas pour la gloire ou l'orgueil, Diodore était réellement désintéressé, seule lui importait l'égalité et la justice entre les hommes.

Âgé de vingt-deux ans, alors qu'il était en pleine distribution de vivres, une patrouille romaine l'interpella. Le décurion s'approcha et jeta l'un des indigent à terre alors qu'il prenait des mains de Diodore une miche de pain.

Citation :

Décurion : -"Dégage de là pestiféré ! Et toi, qu'est-ce que tu fabriques ? Qui t'es d'abord ?"

Diodore : -"Je suis Diodore, théologue du Lycée, j'offre la charité aux pauvres laissés pour compte par notre société."

Décurion : -"Tu vas m'arrêter ça tout de suite et me suivre avant de te prendre une mandale."

Diodore : -"Mon ami, pourquoi une telle colère ? La vue de cet homme te dérange-t-elle tant que tu ne supportes qu'il puisse vivre et se nourrir à sa guise ? Cette attitude est bien lamentable et démontre l'étendue de ton égoïsme. Tu devrais avoir honte, user ainsi de ton pouvoir pour faire le mal. Qui t'aidera toi lorsque tu seras dans le besoin ? Aimerais-tu qu'on te jette à terre et qu'on te laisse mourir de faim ?"

Décurion : -"Non mais pour qui tu te prends toi ? Tout théologue que tu sois, tu vas tâter de mes poings si tu n'arrêtes pas immédiatement."

Diodore : -"Encore une preuve de ta perfidie mon ami, des menaces, rien que des menaces, alors que je ne cherche qu'à rendre plus supportable la vie de ces pauvres gens. Frappe-le ne serait-ce qu'une fois et c'est la colère du Très Haut que tu récolteras !"

Décurion : -"Dis-moi ce que j'ai à faire encore une fois et c'est mon pied dans les noix que tu récolteras !"

Le décurion dispersa tout le monde et emmena Diodore un peu plus loin. Il le roua de coups, le laissant sur le pavé tel un chien galeux avant de partir sans demander son reste. Diodore aurait pu avertir le scolarque et demander réparation pour un geste si odieux, mais il ne le fit pas car il ne tenait aucune rancune à l'encontre de cet homme égaré qui n'avait pas été illuminé par Dieu. Quelques mois plus tard, alors qu'il faisait à nouveau acte de charité dans un quartier mal famé, il rencontra le décurion, vêtu de haillons, ce dernier était fort amaigri, sale et visiblement malade. Diodore fut surpris de le trouver là et lui offrit de bon cœur un peu de pain et un bon verre de vin. Il apprit ainsi que l'homme avait fauté et avait été condamné par ses supérieurs. Pour éviter le pire, il avait préféré fuir et s'était alors retrouvé dans le dénuement le plus total. Diodore, par son acte charitable, lui montra la voie de la vertu et l'ex-décurion l'emprunta sans jamais plus la quitter. Il fut accepté au Lycée avec l'aide du théologue et quitta la Grèce par la suite, pour voyager à travers le monde et parler de la bonté de l'amitié vertueuse.


Un règne symbole d'unification



C'est en -148 que Diodore accéda au rang de scolarque. En effet, après la mort de Critolaos, le cénacle réunit en assemblée extraordinaire le nomma après un vote unanime. Alors âgé de trente-trois ans, il devint l'un des hommes les plus influent du monde hellénique. Si jusqu'ici, le Lycée s'était cantonné à transmettre le message du prophète et à organiser une ébauche de religion, le nouveau scolarque entreprit de refondre cette organisation. Ayant été élevé par les guides Oaniste séleucides, il décida d'inviter les pontes de l'église officielle de l'empire voisin. L'église Oaniste Séleucide avait perdu de son influence depuis l'époque d'Antiochos Ier, principalement en raison des guerres intestines qui avaient miné et rabougri les frontières de l'empire. Néanmoins, les religieux restaient, dans tout le territoire, des guides spirituels respectés. Ils avaient connaissance du Lycée et respectaient les paroles des scolarques, mais ces derniers ne faisaient pas autorité au sein de l'église. Ainsi, Diodore leur proposa d'unir leur force et d'intégrer dans l'enseignement du Lycée, les préceptes Oanistes.

Citation :

Diodore : -"Mes chers amis, c'est un immense privilège que de vous recevoir ici. Si je vous ai invité, c'est parce que j'ai grandi avec vos valeurs, avec vos principes et qu'ils me semblent en parfaite adéquation avec les enseignements du Prophète. Seuls, nous ne sommes rien, la vérité et la parole du Très Haut sont mon unique objectif. Ainsi, je vous propose de refondre le cénacle du Lycée pour y intégrer les supérieurs de chacun de vos temples. Je souhaite que l'église Oaniste et le Lycée agissent de concert pour la grandeur du Tout Puissant et pour l'amitié entre les peuples."

Les guides Oaniste choisirent d'accepter et le Lycée en fut révolutionné. Désormais, les enseignements comptèrent les récits Oanistes et prirent en compte les valeurs de cette église. Le cénacle devint ainsi encore plus influent au grand dam de Rome qui, malgré une farouche opposition, fut contraint de laisser faire, au risque de provoquer une révolte qui n'aurait pu être maitrisée. La république romaine s'affaiblissait de jours en jours, les inégalités se creusant entre le plèbe et les praticiens, les sénateurs jouissant d'un pouvoir quasiment sans limite, et les guerres se faisant de plus en plus nombreuses.

L'église Oaniste s'en remit donc aux décision du cénacle. Cet organe devint un lieu de décision majeur dans le choix des orientations théologiques, dans la diffusion d'écrits et dans les prises de paroles à travers le monde hellénique et séleucide. Diodore fut encore plus respecté pour ce geste et personne ne put remettre en cause ses actes tant ils constituaient une évidence.


Une mort en martyre



Tout au long de son règne, le scolarque influa sur ses contemporains, agissant toujours pour rechercher la justice et l'égalité par intermédiaire de l'amitié. Il écrivit de nombreux textes qui firent autorité. Mais à Rome, on acceptait de plus en plus difficilement cette influence qui gangrénait même les couches inférieures de la république. Les guerres successives menées par Rome, avaient créé un fossé entre les citoyens les plus riches et les plus pauvres. Affaiblie, la société romaine fut très influencée par les idées et les valeurs du Lycée. Bien décidés à lutter contre, le consul romain fomenta un complot pour assassiner le scolarque, il envoya ses meilleurs hommes déguisés en plébéiens grecs aux abords du Lycée. Alors que Diodore déambulait entouré d'une quinzaine de disciples dans les jardins du Lycée, les romains s'approchèrent l'air menaçant et dégainèrent leurs armes. L'un d'entre eux s'avança.

Citation :

Romain : -"Diodore de Tyr, tu vas mourir et tes idées avec !"

Diodore : -"La mort ne m'effraie pas mon ami, j'ai servi le Très Haut toute ma vie et je vais le rejoindre dans Sa gloire."

Romain : -"Après t'avoir tué, nous mettrons le feu à ton Lycée et exécuterons tes amis, le règne de ton Dieu touche ainsi à sa fin."

Diodore : -"Le règne de Dieu ne peut toucher à sa fin puisqu'il est le Tout Puissant, l'Unique et le Créateur de toute chose. tu es Son sang et Son amour, ne sais-tu reconnaitre Sa bonté ? Si tu me tues, tu n'y changeras rien, Dieu est dans le cœur et l'esprit de chacun de Ses enfants, mêmes ceux qui ne croient pas en Lui !"

Alors que les hommes de main du consul se jetèrent dans la direction du scolarque, les disciples qui l'accompagnait s'interposèrent et firent bloc pour le protéger. Diodore tenta de les dissuader mais tous restèrent face aux mécréants. Ces derniers, surpris d'une telle résistance, hésitèrent un instant puis décidèrent de les passer tous par les armes. Le massacre fut ignoble et le sang coula à flots sur les dalles du sol pour laisser une mare rougeâtre. Les assassins se trouvèrent alors face à Diodore qui lâcha résigné :

Citation :

Diodore : -"Allez-y, finissons-en ! Mais n'oubliez pas que Dieu jugera vos actes à l'heure de votre trépas. Je n'ai pas peur car je sais le chemin qui m'attend : le bonheur et l'amitié à jamais aux côtés de Dieu et d'Aristote."

Diodore s'agenouilla et écarta le col de sa toge en signe de soumission. Les romains, devant une telle bravoure, décidèrent de l'exécuter proprement par un coup de glaive dans la nuque. Dans un bruit sec, le scolarque s'effondra dans la marre de sang laissée par les siens. Alertés par le bruit, de nombreux disciples affluèrent et, devant leur nombre, les romains s'enfuirent tels de vulgaires voleurs, renonçant ainsi à brûler le Lycée. Ces assassins à la solde de Rome n'eurent pas à attendre leur heure bien longtemps. En effet, sept jours seulement après la mort de Diodore, tous décédèrent dans d'atroces souffrances.

Les théologues et membres du Lycée, aterrés d'effroi devant un tel acte et par amour pour Diodore, lui rendirent un ultime hommage et l'inhumèrent avec ses prédécesseurs. C'est ainsi qu'en 110 avant Christos, Diodore accéda au paradis solaire pour l'éternité.

Traduit du Grec par Bender.B.Rodriguez.
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